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08/07/2012

Etat des lieux 2011 des énergies renouvelables en Poitou-Charentes

Cet état des lieux présente sur l’ensemble de la période 1990-2011 la production énergétique d’origine renouvelable par filière et par type d’usage.

Il fait état des installations en fonctionnement à fin 2011, des puissances installées et des émissions de Gaz à Effet de Serre évitées.

Il propose également un focus sur le volume d’activité généré par les filières photovoltaïque et éolienne.

> Téléchargez l’Etat des lieux 2011 des énergies renouvelables en Poitou-Charentes

15/09/2008

Premier vote du parlement européen sur le paquet Energie Climat : la planète en route vers la surchauffe!

Première déconvenue, la Commission a décidé de retarder et de complexifier le passage de l’objectif européen de réduction des émissions en 2020 de 20 à 30% en cas d’accord international fin 2009. Par ailleurs, elle augmente encore la possibilité pour les pays européens de ne pas réduire leurs émissions sur leur territoire mais de financer des projets de réductions des émissions dans les pays du Sud, via le marché carbone. L’efficacité environnementale de ces projets à beau être très douteuse, la Commission ITRE n’a pas jugé bon d’adopter des critères de qualité.

« Sous le prétexte d’assurer une flexibilité très douteuse sur le plan environnemental, ce vote au parlement amoindrit la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ! Moins d’actions en Europe, c’est moins de crédibilité. Et c’est toujours plus de centrales au gaz ou au charbon dont nous héritons pour les décennies à venir », explique Damien Demailly, chargé du programme Energie Climat au WWF France.

Par ailleurs, la Commission ITRE cherche à éviter l’application stricte du principe pollueur-payeur pour les industriels européens, en affaiblissant la proposition de la Commission européenne de mettre en grande partie les droits à polluer de ces industriels aux enchères.

« Ces parlementaires avaient le choix entre céder au chantage à l’emploi et à la délocalisation de l’industrie – toujours sans preuve – ou faire de l’Europe un continent sobre en énergie, innovant, créateur d’emplois de qualité ! Ils ont choisi le mauvais camp. Aux parlementaires de la Commission Environnement, qui voteront début octobre, de redresser la barre ». explique Serge Orru, directeur général du WWF France.
Seul évolution allant dans le bon sens : la Commission ITRE soutient l’utilisation de la moitié du revenu des enchères des droits à polluer des industriels pour lutter contre les changements climatiques. Pour Damien Demailly, « encore faut-il que ce revenu ne se réduise pas à peau de chagrin. Et en n’affectant que la moitié de ce revenu au climat, cela fait encore plusieurs milliards d’euros qui vont disparaître chaque année dans le budgets des Etats ! Des milliards pris aux consommateurs et aux entreprises européennes pour les inciter à protéger le climat… mais qui n’iront certainement pas à sa protection ».

Source : WWF

 

 

16/04/2008

Greenpeace avertit actionnaires et clients d'Areva : les deux EPR « modèles » accumulent retards, surcoûts et problèmes techniques.

À la veille de l'assemblée générale d'Areva, leader mondial du nucléaire, Greenpeace lance un avertissement aux gouvernements et aux investisseurs susceptibles d'être intéressés par la construction de réacteurs nucléaires supplémentaires : les nouveaux réacteurs français risquent de sérieusement endommager les secteurs énergétiques comme financiers.

« Ce qui se passe en Finlande et en France, à Flamanville, où sont en construction les deux premiers réacteurs EPR d'Areva, prouvent déjà que le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Les nouveaux EPR d'Areva se révèlent n'être qu'un cheval de Troie : au lieu de fournir une électricité moins chère et sûre, les consommateurs devront faire face à un cauchemar en termes économique comme en termes de sûreté. »

Contrairement à ce que prétend Areva, la construction de ses deux EPR « modèles », en Finlande et en France, rencontrent de sérieux problèmes. Le réacteur finlandais d'Olkiluoto a déjà accumulé deux ans de retard depuis le début de sa construction en 2005, et ses coûts ont dépassé les prévisions d'1,5 milliard d'euros. Les problèmes techniques s'accumulent : faible qualité du béton destiné aux fondations ou défauts des soudures ou des composants du réacteur, autant d'éléments qui impliquent des risques potentiels en matière de sûreté. Le gouvernement finlandais, qui avait misé sur la mise en rote du réacteur pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, a bien du mal à atteindre ses ixés par le protocole de Kyoto, mais aussi à assurer un approvisionnement d'énergie fiable dans les années à venir.

Des preuves récentes montrent que la deuxième tentative de construction d'un EPR, en France, rencontre des difficultés similaires. Depuis que sa construction a commencé à Flamanville en Normandie, en décembre dernier, l'Agence française de sûreté nucléaire (ASN) a constaté toute une liste de problèmes récurrents : utilisation de béton de qualité inadaptée, fissures dans le béton, non-conformités ou absence de ferraillage pour le béton de la plateforme support réacteur,des soudures non conformes réalisées par un fournisseur, non qualification de certain opérateurs en particulier des soudeurs en charge de la réalisation du « liner » (coque en acier de protection interne), contrôles qualité inexistants ou inadéquats, variations non autorisées entre les plans « papier » du projet initial et la mise en œuvre, incapacité à réparer ces erreurs de façon satisfaisante (voir les lettres de l'ASN des 25 janvier, 19 février et 12 mars, sur www.asn.fr).

Areva, dont 87 % des parts sont contrôlés par l'État français, s'était donné l'objectif de livrer ses deux premiers EPR en Finlande et en France. L'entreprise s'est également lancée dans une vaste opération séduction pour relancer le nucléaire au niveau mondial. Tout gouvernement rejoignant Areva dans cet objectif risque de payer un prix très élevé en devenant dépendant de l'État français qui fourni à la fois la technologie et le combustible pour ces réacteurs nucléaires.

« Il serait aberrant que les gouvernements misent sur l'énergie nucléaire pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, commente Jan Beránek, de Greenpeace international. En essayant de vendre des projets nucléaires partout dans le monde, de Flamanville à Tripoli, Areva et la France jouent un jeu dangereux, qui ne fait que détourner l'attention des solutions économiques, propres et garantes de paix, disponibles dès aujourd'hui dans la lutte contre le défi climatique. »

 Communiqué Greenpeace France

 
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