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26/07/2008

Pyrénées : Gênée par un début d’été calme, l’ASPAP invente des attaques d’ours pour entretenir la tension

Le début d’été 2008 est calme du point de vue des dégâts d’ours aux troupeaux.

Trop calme sans doute pour l’ASPAP qui a donc décidé d’en inventer afin de maintenir la tension.

L’ASPAP est une association anti-ours réputée pour ses excès, verbaux et physiques.

Son fonds de commerce étant les attaques d’ours, plutôt que se réjouir de la baisse des dégâts au bétail observée cette année, elle préfère en inventer pour faire la Une de la presse.

Et ça marche ! Ainsi la Dépêche du Midi titre en Une ce 21 juillet « Panique sur les estives », alors que les dégâts d’ours sont cette année partout en baisse par rapport à l’an dernier, y compris en Ariège.

Globalement, les pertes dues à l’ours dans les Pyrénées sont environ la moitié de celles constatées l’an dernier à la même époque.
 
 
Balou, nouveau bouc-émissaire


Après Boutxy ces derniers années, l’ours Balou est le nouveau bouc-émissaire de l’ASPAP. Ils n’hésitent pas à lui attribuer 80 brebis tuées en 2008, alors que c’est à peine le chiffre constaté pour l’ensemble des Pyrénées, et donc l’ensemble des ours, depuis le début de l’année!

L’an dernier, 8 bêtes seulement avaient été attribuées à Balou et si le nombre de bêtes qu’il a tué cette année dépasse la dizaine, cela n’en fait pas un animal particulièrement prédateur.


L’ours, une cause de mortalité marginale

Fidèle à son habitude, l’ASPAP « oublie » que l’ours ne représente qu’1% de la mortalité des brebis en montagne. Les maladies, les chutes, les parasites, la foudre, les autres prédations sont infiniment plus meurtrières que l’ours dans les Pyrénées, mais elles gênent le milieu agricole car elles mettent en évidence le manque d’attention et de soins généralement accordés aux troupeaux pendant l’été.

Il est beaucoup plus facile de focaliser sur l’ours plutôt que s’attaquer aux vrais problèmes de l’élevage en montagne. De ce terrain là, l’ASPAP est complètement absente.


Pourquoi tant de haine ?

En focalisant constamment sur l’ours, l’ASPAP trompe tout le monde :

- les éleveurs, car aucun de leurs problème ne serait résolu par l’élimination de l’ours

- les élus locaux qui les soutiennent sans bien se rendre compte qu’à l’instar de Don Quichotte, ils se battent contre des moulins à vent …

- la presse, qui méconnait la réalité et se fie à ces éleveurs dont l’intention réelle est de masquer leurs propres défaillances



Car au fond, ce que le milieu agricole reproche réellement à l’ours, c’est surtout de révéler les dysfonctionnements du système pastoral pyrénéen.
 
 
Sources :  Pays de l’Ours-Adet
 

 
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