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17/11/2010

Arrestation d'un salarié des Amis de la Terre France au Congo

Mise à jour >>> Sylvain Angerand et les personnes qui l'accompagnaient ont été libérés.

 

Alors qu'il était en mission à Pokola au Congo pour évaluer la certification FSC de l'entreprise CIB et l'impact de l'exploitation forestière sur les populations locales, Sylvain Angerand, chargé de campagne forêt aux Amis de la Terre France, a été arrêté ce matin par la police. Il était accompagné de Karine Dridi, réalisatrice indépendante et de deux salariés du CED (les Amis de la Terre Cameroun).

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14/11/2008

Greenpeace ouvre un bureau africain pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation et la surpêche

Greenpeace ouvre son premier bureau en Afrique. Ce lancement correspond à l’engagement à long terme d’une présence solide en Afrique, vouée à répondre aux problèmes environnementaux urgents, déplorés sur le continent. Ce lancement sera suivi, le 24 novembre prochain par l’ouverture d’un bureau à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) et d’un troisième, début 2009, à Dakar au Sénégal. Ces zones sont essentielles pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation ou la surpêche.

L’ouverture des deux bureaux africains de Greenpeace précède de peu la tenue, à Poznan en Pologne (1-13 décembre) des négociations sur le climat, orchestrées par les Nations Unies. L’objectif de ces négociations sera d’orienter le monde vers une réduction des gaz à effet de serre et la prévention des changements climatiques induits par l’homme.

Alors que l’Afrique contribue très peu aux changements climatiques, ce continent sera parmi les premiers à être touché de plein fouet par les impacts de ces bouleversements. Plus de 180 millions de personnes pourraient mourir des suites des changements climatiques en Afrique sub-saharienne d’ici la fin du siècle. Des pluviosités imprévisibles, des rendements agricoles moindres et des ressources affaiblies provoquent déjà des flux migratoires et une recrudescence des tensions et des conflits.

« L’Afrique du Sud doit jouer un rôle actif pour que les négociations des Nations unies sur le climat débouchent sur la mise à disposition des pays en développement d’un financement conséquent provenant des pays industrialisés et leur permettent de s’adapter et d’atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Le gouvernement sud africain devrait aider les pays d’Afrique centrale en soutenant la création de mécanismes de financement aptes à rendre la protection des forêts tropicales et du climat plus intéressante économiquement que les activités de l’industrie du bois », déclare Amadou Kanoute, directeur exécutif de Greenpeace Afrique.

La destruction des forêts tropicales est responsable d’environ 20% des émissions planétaires de gaz à effet de serre.

Changements climatiques
: l’Afrique du Sud, le 14ème émetteur de CO2 au monde, doit s’engager à prendre des mesures quantifiables pour réduire ses gaz à effet de serre en y incluant la fin de sa dépendance au charbon, sans prévoir une nouvelle expansion du nucléaire. L’Afrique du Sud - comme l’ensemble du continent - peut se tourner massivement vers les énergies renouvelables : le soleil, le vent, la biomasse et pourrait prendre la tête du volet africain de la r[é]volution énergétique. Cette r[é]volution ne permettrait pas uniquement de réduire les changements climatiques mais aussi d’apporter de l’électricité dans des zones rurales et d’y apporter ainsi développement, emploi et croissance économique.

Protection des forêts tropicales : l’industrie du bois menace les forêts tropicales du Bassin du Congo et les 40 millions de personnes qui en dépendent au quotidien. Ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation du climat planétaire. Cependant, si les coupes forestières se poursuivent au rythme actuel, la RDC risque de perdre 40% de ses forêts dans les quarante prochaines années. Greenpeace plaide pour l’adoption de mécanismes financiers ‘Forêts pour le Climat’ qui permettraient aux forêts du Bassin du Congo de conserver plus de valeur économique en restant sur pieds plutôt qu’en étant abattues pour les besoins de l’industrie du bois.

Défense des océans
: la vie marine au large des côtes ouest de l’Afrique est éradiquée par flottes étrangères : les communautés locales sont dévastées, privées de ressources nutritionnelles essentielles, ce qui engendre de la pauvreté et une hausse de l’insécurité alimentaire. Les pêches illégales et sans licence doivent cesser. Greenpeace militera pour des pêcheries durables, gérées et financées par les Africains ainsi que pour des contrôles et une gestion renforcés.

« Il est fondamental de s’attaquer aux problèmes environnementaux en Afrique, pour les générations futures et le monde entier. L’Afrique ne sera pas uniquement un des continents le plus rapidement et fortement touché par les changements climatiques. L’Afrique peut également faire partie de la solution. En se mobilisant pour développer son potentiel en énergies renouvelables et la protection de ses forêts, l’Afrique pourra jouer un rôle pilote dans le développement environnemental », conclut Gerd Leipold, directeur exécutif de Greenpeace International.

 

Source : Greenpeace France

10/07/2008

Bassin du Congo : forêts en sursis Greenpeace Poitiers expose…

Les forêts du bassin du Congo constituent la deuxième plus vaste forêt tropicale de la planète après l'Amazonie. Elles s'étendent du Cameroun à la République Démocratique du Congo en passant par le Gabon, la République du Congo et la République centrafricaine.

415 espèces de mammifères, 11 000 espèces de plantes, 1 117 d'oiseaux et près 1000 de poissons d'eau ont été recensés pour la seule RDC. Eléphants de forêt, gorilles, bonobos et okapis sont parmi les espèces les plus emblématiques de cette extraordinaire biodiversité. Ces forêts sont aussi le cadre de vie de centaines de centaines de milliers d'habitants des communautés « pygmées » et jouent un rôle essentiel dans l'équilibre du climat.

Mais au cœur de ces espaces immenses, une industrie vorace, l'exploitation du bois, est à l'origine de très graves dommages sociaux et environnementaux. Forêts ouvertes, faune décimée, communautés locales déstructurées, absence de retombées économiques... Il est temps pour les gouvernements et les bailleurs de fonds de tirer les leçons du passé et de mieux encadrer l'industrie du bois. Celle-ci ne profite en réalité qu'aux exploitants et à quelques individus corrompus.

Wengé, afromosia, sapelli, iroko... Le butin de ce pillage se retrouve en partie dans nos magasins et sert à construire nos parquets, fenêtres ou escalier. La France est le 1er importateur européen de bois d'Afrique centrale.

Les solutions existent : mise en place d'aires protégées, promotion d'usages moins destructifs de la forêt, mais la volonté politique se fait attendre...


De juillet à août, Greenpeace Poitiers présente une exposition gratuite sur la forêt du bassin du Congo au Point Information Environnement (PIE) de la Communauté d’Agglomération de Poitiers au 8 rue des Grandes Ecoles à Poitiers. L’exposition permet de comprendre que l’industrie du bois, si elle n’est pas maîtrisée, compromet l’avenir de cet espace essentiel pour les hommes, la biodiversité et l’équilibre du climat.
 
- Exposition accessible aux heures d’ouverture le lundi de 14h à 18h, du mardi au vendredi de 9h30 à 18h et le samedi de 9h30 à 13h30.
 
>>> Photos de l’exposition de Markus Mauthe
 
>>> Projection du film « La Forêt cathédrale » de Patrick Rouxel
 

 
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