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12/12/2010

Greenpeace rhabille les agences BNP de Poitiers et d'autres villes en France !

BNP_01.jpgLa nuit dernière, les agences BNP de Poitiers et d'autres villes en France ont été rhabillées par les militants de Greenpeace de visuels qui font rêver… et qui dénoncent les investissements radioactifs de la BNP, championne du monde du nucléaire : à Jaitapur, en Inde, avec le projet de 2 EPR sur une zone sismique et au Brésil avec Angra, centrale nucléaire modèle Tchernobyl...

Parmi les cinq banques qui investissent le plus dans l’atome, figurent trois groupes français : BNP-Paribas (13,5 milliards), la Société générale (9,7 milliards) et le Crédit agricole (9,2 milliards) aux côtés de la britannique Barclays (11,5 milliards) et de l'américaine Citigroup (11,4 milliards).

BNP_04_affiche.jpg



Plus d'infos  :
http://ouvavotreargent.com/

http://www.nuclearbanks.org/

 

09/02/2010

INDE - Le ministre de l'Environnement décrète un moratoire sur l'aubergine OGM

Le ministre de l'Environnement indien, Jairam Ramesh, a decrété le mardi 9 février un moratoire de six mois sur la culture et la commercialisation de l'aubergine OGM Bt, mise au point par Monsanto et Mahyco.

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30/09/2008

Accord nucléaire France-Inde : une transaction qui bafoue les règles de non-prolifération et un investissement inepte pour l'Inde

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens

Profitant de la visite en France les 29 et 30 septembre du Premier ministre indien Manmohan Singh, la France et l'Inde ont signé un accord de coopération nucléaire civil qui pourrait déboucher sur la vente par Areva de deux réacteurs EPR.

Cette transaction est irresponsable, survenant à la suite d'un accord qui bafoue toutes les règles internationales de non-prolifération. En effet, le 6 septembre 2008, le Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires, dont la France, a validé un ensemble de dérogations permettant l'entrée en vigueur d'un accord nucléaire, dit "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA.

Il s'agit d'un évènement d'une gravité extrême car l'Accord 123 prévoit la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires alors que, comme tout pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), l'Inde est théoriquement exclue de telles transactions. Ce contournement des règles de non prolifération donne de parfaits prétextes à tout pays qui, comme l'Iran ou la Corée du Nord, entend se doter de l'arme atomique.

L'Accord 123 prévoit de façon incroyable que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) inspectera en Inde… seulement les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.

Dans le but d'obtenir sa "part du gâteau", c'est à dire de pouvoir vendre plusieurs réacteurs nucléaires à l'Inde, la France a joué, aux côtés des USA, un rôle prépondérant pour que le NSG finisse par accepter l'inacceptable. Lors d'une première session du NSG les 21 et 22 août, l'Irlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse ont courageusement résisté. Mais les administrations Bush et Sarkozy ont reconvoqué tout monde début septembre… et arraché les ralliements un à un. Il n'est pas interdit de penser que des menaces de sanctions commerciales ou autres ont été brandies à l'encontre des 6 "gêneurs".

La France attend désormais, pour vendre des réacteurs à l'Inde, que les USA aient formellementa adopté l'Accord 123, ce qui a hélas déjà été fait par la Chambre des représentants le 27 septembre. Il reste encore l'étape du Sénat où de nombreux parlementaires américains essaient courageusement de s'opposer à l'entrée en vigueur de cet accord irresponsable.

Les dirigeant français sont donc ramenés au rang de supplétifs de l'administration Bush, et en sont réduits à attendre leur tour pour obtenir récompense pour leur soumission. C'est à ce prix que Areva va pouvoir vendre des réacteurs nucléaires à l'Inde : il n'y a pas de quoi pavoiser.

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens : l'investissement de départ est pharaonique, la production d'électricité n'arraivera pas avant 10 ans, et la dépendance énergétique de l'Inde sera aggravée (car le combustible nucléaire, l'uranium est importé). A contrario, investir dans les énergies renouvelables donnerait des résultats presque immédiats et renforcerait l'indépendance énergétique.
Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, il contamine aussi gravement la démocratie.

Communiqué : Réseau Sortir du Nucléaire
 
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