Avertir le modérateur

09/09/2011

Prix du carbone : Propositions sur les émissions du transport maritime

Un nouveau rapport d’Oxfam et du WWF montre l’intérêt de l’accord proposé pour tous les pays, riches et pauvres.

Selon un nouveau rapport que viennent de publier Oxfam et le WWF, la proposition d’instaurer un système de « prix du carbone » dans le secteur du transport maritime international devra occuper une place centrale à la conférence des Nations unies sur le climat qui se déroulera en fin d’année à Durban, en Afrique du Sud.

 

Lire la suite

23/10/2008

Taxe sacs plastiques : pour les industriels, l'affaire est dans le sac

La Commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté hier un amendement instaurant une taxe sur les sacs de caisse et de fruits et légumes non biodégradables. Agir pour l'environnement s'inquiète de cette nouvelle mesure, fruit du lobby industriel, et demande aux parlementaires de s'y opposer fermement.

L'amendement proposé par différents députés ressemble, dans sa rédaction même, à ce que réclame le lobby des fabricants de « bioplastiques ». Cette taxe viendrait remettre au goût du jour les sacs plastiques jetables, alors même que leur consommation a diminué de 80% en 5 ans. Pour Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'Environnement, « le fait qu'une pollution soit soumise à une taxe ne la rend pas pour autant acceptable. »

Une politique de prévention des déchets efficace ne sera pas possible si la réglementation se réduit à la création de taxes, dont la vocation est, moyennant finance, de sauvegarder un secteur polluant et promoteur de déchets non recyclés ! Cette taxe a été défendue comme étant soi-disant « appropriée au regard des objectifs de protection de l'environnement » selon les termes de l'exposé des motifs de l'amendement.

Les sacs biodégradables restent des produits jetables et aucun argument objectif ne justifie leur pseudo-atout « environnemental » : par manque de filière de compostage, ils seront brûlés en incinérateur comme les autres, et leur production nécessite la mobilisation de surfaces agricoles et de l'énergie, à l'instar des agrocarburants. Aucune étude ne permet de conclure que ces sacs dits biodégradables soient « plus écologiques ». Pour Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'environnement, «dans un contexte de crise alimentaire et environnementale, cultiver des terres pour fabriquer des sacs plastiques dont la durée de vie est de quelques heures est une ineptie s'ajoutant à celle des cultures à vocation d'agrocarburants ».

L'amendement proposant la taxe sur les sacs plastiques non biodégradables reflète davantage le lobby des industriels comme le précise ouvertement l'exposé des motifs qui souhaite « conforter le secteur de la plasturgie en contribuant à sa compétitivité ». Agir pour l'environnement appelle les parlementaires à s'opposer à cette taxe et invite le gouvernement à renforcer la politique de prévention des déchets de sacs plastiques en développant notamment les sacs-cabats réutilisables et en menant des études officielles sur le soi-disant avantage environnemental du plastique biodégradable.

Source : Agir pour l'environnement

20/09/2008

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n'est pas de savoir s'il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu'ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d'une main ce qu'ils ont donné de l'autre. La question n'est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s'appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n'est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l'objet l'an dernier, lors du Grenelle, de milliers d'heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd'hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d'achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d'achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l'environnement. »

Le devoir d'honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d'assumer leur défense d'un modèle économique ruineux pour l'environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Source : FNE

 

Taxe Pique nique : la seule taxe pour laquelle la fraude est encouragée !

Les récents propos tenus par des membres de la majorité gouvernementale et de l'opposition contre cette taxe sont inquiétants parce qu'ils remettent en cause une mesure dont le sens et la portée ne sont pas toujours compris. Analyse de FNE.

Ces personnalités remettent en cause des engagements du Grenelle (244, 245…) et font preuve d'un conservatisme inquiétant pour notre société qui a besoin de modifier ses modes de production et de consommation pour faire face à la crise économique qui se profile sous fond de pénurie et/ou de cherté des ressources.

La décidemment mal nommée « Taxe-pique- nique » ne vise que des produits fortement générateurs de déchets et pour lequel des alternatives existent.

« L'industrie plasturgiste met aujourd'hui sur le marché des assiettes et des gobelets réutilisables qui, de fait, constituent une alternatives aux assiettes et gobelets jetables. Les gobelets réutilisables sont par ailleurs utilisés par les agents de différentes administrations dans le cadre de la démarche d'Etat éco-responsable ! », ajoute Gaël Virlouvet, administrateur de FNE.

« Soyons clairs : il ne s'agit donc pas d'une taxe qui frapperait uniformément tous les gobelets et assiettes : seuls les produits à usage unique seront concernés. Ainsi, personne ne sera obligé d'acheter ces produits et donc de s'acquitter de cette taxe », précise Bruno Genty, administrateur de FNE.

Enfin, nous sommes choqués par les propos tenus par certains parlementaires qui, dans les médias, se sont moqués de cette mesure en indiquant qu'elle n'était pas digne de l'action d'un gouvernement. Nous dénonçons ce mépris accordé à la « vie concrète » des citoyens et dont la consommation quotidienne fait partie. Ces mêmes citoyens sont plus soucieux d'actions concrètes que de postures idéologiques et politiciennes.

Même si la taxe pique-nique n'est qu'une amorce en vue d'une économie plus soutenable, FNE soutient le principe d'une taxation des produits fortement générateurs de déchets.

Source : FNE

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu