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23/06/2008

Scandale de viande de baleine : les autorités japonaises s'enfoncent dans une mascarade

Les deux militants japonais de Greenpeace, arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine impliquant des agences gouvernementales, resteront dix jours en détention provisoire, a décidé le tribunal d'Aomori. Cette décision a été prise ce dimanche 22 juin alors même que les militants n'ont pas l'intention de faire obstacle ou de soustraire à la justice. Les avocats de Greenpeace ont fait appel de cette décision arbitraire, appel qui sera rendu ce lundi 23 juin par le même tribunal.

Signez la pétition

Junichi Sato et Toru Suzuki ont été arrêtés vendredi lors d'une opération de police musclée. Les locaux de Greenpeace et les domiciles des deux militants ont été perquisitionnés. Les militants avaient pourtant montré leur volonté de collaborer avec la police en transmettant des documents expliquant comment Greenpeace avait permis de révéler un trafic de viande de baleine organisé par les membres d'équipage du Nisshin Maru, le navire-amiral japonais, avec la complicité des scientifiques présents à bord. Afin de pouvoir constituer une preuve de ce trafic, Greenpeace avait intercepté une boîte débarquée du navire (soi disant des bagages personnels de l'équipage) et y avait découvert 23,5 kilos de viande de baleine volés. Quatre mois d'investigation ont été nécessaires pour constituer cette preuve qui a été immédiatement remise aux autorités japonaises. A la suite de ce scandale, le Procureur du district de Tokyo avait ouvert une enquête close ce samedi au motif, selon lui, qu'il n'existerait pas de preuve du trafic.

« Alors que nos deux militants se sont déclarés prêts à collaborer avec la justice et à répondre à toutes les questions, les autorités japonaises ont décidé de faire d'eux un exemple en prévision du meeting du G8 qui se tiendra le mois prochain au Japon, a déclaré le directeur de Greenpeace Japon, Jun Hoshikawa. Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour ce genre d'intimidation institutionnelle. Les deux militants de Greenpeace sont innocents de tout crime et doivent être relâchés immédiatement ».

Dès l'arrestation de ses militants, Greenpeace a lancé une pétition sur internet pour demander au Premier Ministre japonais de mettre un terme à cette mascarade. En 48 heures, plus de 76 000 signatures ont été récoltées de par le monde.
 
Source : Greenpeace France

22/06/2008

Les deux militants japonais de Greenpeace seront présentés dimanche au parquet

Junichi Sato and Toru Suzuki, deux militants de Greenpeace arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine volée au Japon seront présentés au parquet dimanche 22 juin. Suite à leur arrestation, Greenpeace a lancé une cyberpétition internationale pour demander au Premier ministre japonais leur libération immédiate.

Signez la pétition

Le 15 mai dernier, Greenpeace révélait l'existence d'un trafic de viande de baleine en provenance du NIsshin Maru, le naviral amiral japonais. L'organisation écologiste avait intercepté un colis débarqué du Nisshin Maru contenant 23,5 kilos de viande de baleine. Ce carton, remis aux autorités japonaises par les militants de Greenpeace, devait servir de preuve pour établir l'existence d'un marché noir de viande de baleine, fonctionnant grâce à la corruption. La révélation de ce scandale avait conduit le Procureur du district de Tokyo à ouvrir une enquête.

Vendredi 20 juin, deux militants de Greenpeace ont pourtant été arrêtés par la police japonaise et accusés de vol. Les locaux de Greenpeace Japon ont été perquisitionnés par une quarantaine de policiers qui y ont saisi des documents, des ordinateurs et des téléphones portables. « Ce n'est pas une enquête de police qui est en cours, c'est une entreprise d'intimidation », a dénoncé Jun Hoshikawa, directeur de Greenpeace Japon.

Greenpeace a également été averti de la clôture de l'enquête concernant le colis contenant de la viande de baleine qui avait été remis aux autorités japonaises. Le Procureur du district de Tokyo affirme ne pas avoir de preuve de ce détournement. « Il est clair que cette enquête a été très difficile pour le parquet parce que les niveaux de corruption sont très élevées dans l'industrie baleinière, affirme Jun Hoshikawa. Pourtant de très nombreuses questions restent sans réponse. »

En dépit des protestations internationales, le Japon continue de chasser la baleine à des fins soi-disant scientifiques, programme qui coûte chaque année quelque 500 millions de yens (environ 4,7 millions de dollars) aux contribuables japonais.

Greenpeace demande la libération immédiate de ce deux militants et la fin du programme de chasse soi disant scientifique du gouvernement japonais.
 
Source : Greenpeace france
 
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